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Kala and Desha in Yoga and Ayurveda

Le temps, la terre et Yoga

En Yoga et Ayurvéda, il n’y a ni solutions générales ni recettes magiques que vous pourrez simplement copier et appliquer à votre vie. Ces deux sciences traitent l’individu comme… eh bien, un individu ! Une solution qui pourra fonctionner pour une personne ne fonctionnera pas pour une autre. Pourquoi ?

Vous avez sans doute entendu parler de dosha et guna, qui sont différents pour chacun. De même, une solution qui est appropriée durant une saison ne le sera plus appropriée lors d’une autre saison. Mais aujourd’hui, parlons de deux concepts beaucoup moins courants : Kala (Temps) et Desha (Terre/Pays).

Desha

Desha (sanskrit : देश : IAST : dēśḥa) signifie terre, région ou pays. Chaque terre a ses propres caractéristiques. Ces caractéristiques ont un impact direct sur le dosha présent dans notre corps. Ils ont également un impact sur la nourriture produite par cette terre ainsi que sur la qualité de l’air et de l’eau.

Une terre sèche et aride est, par sa nature, propice à l’aggravation de vata (surtout s’il y a des vents). De même, s’il fait chaud, les mêmes terres sèches et arides deviennent propices à l’aggravation de pitta. Maintenant, si quelqu’un qui vit dans ce pays prend trop d’alcool ou mange des aliments très épicés, alors pitta et vata peuvent s’aggraver très rapidement. D’un autre côté, les mêmes aliments épicés peuvent aider la santé d’une personne si elle vit dans une terre marécageuse, qui, par sa nature, est plus propice à kapha dosha.

De même, le type de routine d’exercice et son intensité doivent tenir compte de la zone où réside la personne.

Le desha où nous sommes nés a également un impact sur la prakriti (la nature) de notre dosha. Bien que nos corps soient adaptables, ils prennent néanmoins beaucoup de temps pour s’adapter aux conditions changeantes. Et toutes ces adaptations ne sont pas propices à une bonne santé.

Kala

Le mot Kala (Sanskrit : काल, IAST : kāla) signifie temps. Mais il a également plusieurs autres significations. Parfois, il est utilisé pour parler des saisons et de la météo. D’autres fois, il est utilisé pour désigner l’ère ou l’époque dans laquelle nous vivons.

Le plus souvent, lorsque le mot kala est utilisé en Ayurvéda, il fait référence à l’heure de la journée. Chaque moment de la journée a ses propres caractéristiques. Par exemple, le premier tiers de la journée est l’heure de kapha dosha. Le deuxième tiers est pitta et le dernier tiers est propice à vata.

La nourriture prise le matin, par exemple, aura un impact différent sur le corps par rapport à la même nourriture prise l’après-midi ou le soir. De même, la même routine d’exercice, ou la méditation ou le pranayama fait le matin aurait un impact différent de si nous pratiquions le soir !

Mais kala c’est aussi le changement de temps. Surtout de nos jours, lorsque les saisons ont plus ou moins disparu, il est important de tenir compte des changements climatiques pour notre style de vie et notre Yoga.

Et enfin, kala est aussi l’ère. Nos modes de vie ont changé. En raison du temps que nous passons assis devant les écrans, du flux d’informations qui envahit constamment nos 5 sens, les besoins de notre corps et de notre esprit sont différents d’il y a seulement 100 ans.

Cela aussi doit être pris en compte chaque fois que nous pensons aux régimes ayurvédiques ainsi qu’à la pratique de Yoga.

Développer une pratique basée sur Kala et Desha

Maintenant, tout cela peut sembler compliqué. Ça l’est. Et ça ne l’est pas !

La clé réside dans la compréhension de la façon dont la météo, notre mode de vie, la terre où nous vivons et l’heure de la journée affectent le dosha dans notre corps. Et puis baser notre pratique et notre régime pour nous assurer que les facteurs environnementaux n’aggravent pas un dosha particulier.

Si le temps extérieur augmente pitta dans notre corps, il vaut mieux éviter les aliments épicés ainsi que la consommation d’alcool. De même, si notre mode de vie aggrave vata et pitta (ce qui est assez courant de nos jours), il est préférable d’avoir une pratique de Yoga qui cherche à diminuer les effets négatifs de cette aggravation.

Donc de nos jours, étant donné le mode de vie et les changements sociaux, il est généralement préférable de s’assurer que la pratique du pranayama, des asana et de la méditation donnent la priorité à un meilleur ancrage, avec des mouvements plus lents, une immobilité dans les postures pour garantir que vata et pitta ne s’aggravent pas.

Photo de Juli Kosolapova via Unsplash

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