Holi 2020

Holi 2020

First there is Fire: the god of priests and priest of gods. Then colours abound, as if each and every part of Mother Nature has awakened and left its imprint upon our faces. Spring has arrived. It is time for Holi!

It has been a few days now. The birds in my neighbourhood just won’t stop singing. Their songs last longer and longer each day. They too sense the arrival of spring. Or perhaps, they yearn for the million colours of India. I do too, now and then, especially around Holi.

It was always the “fun” festival, at least in my family. A few days before Holi, we would go to the flower market. We would purchase several sacks of colourful flowers. We would soak those flowers in water to obtain naturally coloured water. The evening before Holi (the day we used to call choti holi or small holi), there would be a bonfire in the street. The priest would tell us about the legend of Holika, the sister of the demon Hiranyakashipu. We would sing and dance around the bonfire, barely listening to his words. The next morning, it was time to fill balloons and water pistols with the coloured water we’d prepared. It was time to paint the town red, green, blue and orange, and a thousand colours in between.


I won’t bore you with details of just how we used to chase one another in our quest of plastering our faces with those colours! After all, we were talking about Holi, Holika and Hiranyakashipu…

Once upon a time, there was a great demon king by the name of Hiranyakashipu. He had a boon that he could be killed neither by man nor animal, neither indoors nor outdoors, not on land or water or air, neither by projectile nor handheld weapons, neither at day nor at night. Almost immortal, he grew powerful and arrogant, and demanded that he be worshiped as God.

His son, Prahlada, disagreed. A devotee of Vishnu, he continued praying to his beloved deity despite the multiple and torturous punishments inflicted upon him by his father and aunt. One day, his aunt, Holika, tricked him into sitting upon her lap in a pyre. She had covered herself with a magical cloak that made her immune to the effects of fire. And yet, as they sat upon the pyre and the fire roared, a mysterious wind blew, tore off the cloth from Holika’s back, and covered Prahlada with it. Holika (and evil) was consumed. And Prahlada (virtue) remained unscratched. Vishnu took the form of Narasimha – half man and half lion – and at dusk (neither night nor day), took Hiranyakashipu at a doorstep (neither indoor nor outdoors), placed him upon his lap (neither on land, air nor water), and eviscerated him with his claws (which were neither handheld nor projectile weapons).

The subjects of the demon king celebrated this victory of virtue over evil with a million colours. And to this day, Holi remains the festival to end and rid ourselves of our past errors (burn them in the proverbial fire), to end conflicts by meeting both our friends and those with whom we were not so friendly, to forgive and forget, and start anew.

I doubt Ms Annie Hidalgo would appreciate us lighting bonfires and painting the streets of Paris with 1001 colours… but in the fire within, let’s burn regrets and conflicts on this day of Holi. Let’s start anew on a path where there are neither debts nor fights. Let’s colour the month of March with the saffron of Ahimsa.  

This year (2020), the choti holi falls upon the 9th of March and 10th of March is when we paint the town red!

Crédit photo @somephotographer via Twenty20

Holi 2020

Les couleurs de Holi

D’abord il y a le Feu : le dieu des prêtres et le prêtre des dieux. Puis les couleurs abondent, comme si chaque partie de Mère Nature s’était réveillée et avait laissé son empreinte sur nos visages. Le printemps est arrivé. Il est temps pour Holi !

Cela fait maintenant quelques jours. Les oiseaux de mon quartier n’arrêtent pas de chanter. Leurs chansons durent de plus en plus chaque jour. Eux aussi sentent l’arrivée du printemps. Ou peut-être, ils aspirent au million de couleurs de l’Inde. Moi aussi, de temps en temps, surtout autour de Holi.

Ça a toujours été le festival « fun », du moins dans ma famille. Quelques jours avant Holi, nous allions au marché aux fleurs pour acheter plusieurs sacs de fleurs colorées. Nous les faisions tremper dans l’eau qu’elle soit naturellement colorée. La veille de Holi (le jour que nous appelions choti Holi ou petit Holi), il y avait un feu de joie dans la rue. Le prêtre nous racontait la légende de Holika, la sœur du démon Hiranyakashipu. Nous chantions et dansions autour du feu de joie, écoutant à peine ses paroles. Le lendemain matin, nous remplissions des ballons et des pistolets à eau avec l’eau colorée que nous avions préparée. Il était temps de peindre la ville en rouge, vert, bleu et orange, et toutes leurs nuances !


Il était une fois un grand roi démon du nom de Hiranyakashipu. Il avait reçu la bénédiction de ne pouvoir être tué ni par l’homme ni par l’animal, ni à l’intérieur ni à l’extérieur, ni sur terre, ni sur l’eau, ni dans l’air, ni par projectile ni par arme de poing, ni de jour ni de nuit. Presque immortel, il était devenu puissant et arrogant, et exigeait d’être adoré comme Dieu.

Son fils, Prahlada, n’était pas d’accord. Adepte de Vishnu, il continuait à prier sa divinité bien-aimée malgré les multiples sévices que lui infligeaient son père et sa tante Holika. Un jour, Holika l’amena à s’asseoir sur ses genoux dans un bûcher. Elle s’était recouverte d’une cape magique qui l’immunisait contre les effets des flammes. Alors qu’ils étaient assis dans le bûcher et que le feu rugissait, un vent mystérieux souffla, arracha le tissu du dos de Holika pour recouvrir Prahlada. Holika (et le mal) a été consumée, et Prahlada (la vertu) resta sans égratignures. Le vent, qui était Vishnu, prit la forme de Narasimha (mi-homme, mi-lion), et au crépuscule (ni nuit ni jour), a pris Hiranyakashipu sur un seuil (ni intérieur ni extérieur), l’a placé sur ses genoux (ni terre, ni air, ni eau), et l’a éviscéré de ses griffes (qui n’étaient ni des armes de poing ni des projectiles).

Les sujets du roi démon ont célébré cette victoire de la vertu sur le mal avec un million de couleurs. Et à ce jour, Holi reste le festival pour mettre fin et se débarrasser de nos erreurs passées (les brûler dans le feu légendaire), pour mettre fin aux conflits en rencontrant à la fois nos amis et ceux avec qui nous n’étions pas si amicaux, pour pardonner et oublier, et recommencer.

Je doute que Mme Annie Hidalgo apprécie que nous allumions des feux de joie et peignons les rues de Paris avec 1001 couleurs… mais dans un feu intérieur, brûlons les regrets et les conflits en ce jour de Holi. Commençons à nouveau sur une voie où il n’y a ni dette ni combat. Colorons le mois de mars avec le safran d’Ahimsa !

Crédit photo @somephotographer via Twenty20

  • Françoise CHABOCHE dit :

    Pankaj,

    Je n’ai jamais visité l’Inde.
    En revanche, j’ai visité Little India, le quartier Indien de Singapour, et je me souviens que ce qui m’avait frappé, c’était toutes les couleurs, des fleurs, des fruits, des maisons et également des vêtements. J’avais trouvé cela très gai.

    Bonne journée, à ce soir.
    Françoise C.

    • Pankaj Saini dit :

      Coucou Françoise ! Je n’ai jamais visité Little India, mais j’ai beaucoup entendu parlé aussi ! Oui, Holi est toujours très, très coloré et très gaie !

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