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Ayurveda : les principes clés

Les principes clés d'Ayurveda

L’Ayurveda est de plus en plus populaire. Mais il n’est pas facile de comprendre tous les termes Sanskrits liés à l’Ayurveda. Cet article vous donnera des notions de base sur les principes clés d’Ayurveda.

Sanskrit : आयुर्वेद, IAST : Āyurveda

Né de la conscience de Brahma (la créateur), l’Ayurveda est une des médecines les plus anciennes du monde. Contrairement à la médecine moderne, l’Ayurveda se focalise sur la prévention et sur le bien-être non seulement physique, mais aussi mental, social et spirituel de l’être. Ces dernières années ont généré un très grand intérêt pour cette science ancienne. Malheureusement, très souvent, la connaissance d’Ayurveda se trouve résumée uniquement dans les doshas (les bioénergies). Mais Ayurveda est bien plus profond et bien plus subtil que juste un concept.

L’étymologie et le sens d’Ayurveda

Ayurveda vient de deux mots : Ayus qui veut dire la vie, et Veda, qui veut dire la connaissance sacrée ou encore la sagesse. On pourrait traduire Ayurveda par la connaissance sacrée ou la sagesse de la vie.

Mais l’Ayurveda ne se contente pas simplement à soigner notre corps et notre mental. Son objectif principal est de nous permettre de réussir les 4 objectifs de vie (Purushartha) décrits par les textes indiens.

D’où vient l’Ayurveda ?

L’Ayurveda trouve ses origines dans l’antiquité dans le sous-continent indien. Comme est souvent le cas des traditions et les sciences anciennes, il n’est pas toujours facile de distinguer le mythe de l’histoire. D’ailleurs, ce n’est peut-être pas conseillé !

Ayurveda dans la mythologie

Sculpture de Dhanavantri

D’après la mythologie, Ayurveda est tout aussi ancien que le cosmos. On dit que cette connaissance est née d’un rayon de lumière de la conscience de Brahma, le Créateur dans la trinité hindoue.

Brahma a partagé cette connaissance avec Prajapati (le Seigneur du cosmos), qui l’a donné aux jumeaux Ashwin (les dieux jumeaux), et ce sont les jumeaux qui ont enseigné cette science à Indra, le Roi des dieux.

Pendant ce temps, les humains et les autres êtres vivants continuaient à souffrir des maladies et des maux. Alors trois sages (Rsis), Dhanwantri, Bharadwaja, et Kashyapa, sont allés chez Indra pour l’inciter à partager ce savoir divin avec l’homme. Et ainsi, la science d’Ayurveda est venu dans notre monde.

Les origines d’Ayurveda d’après les historiens

Il n’est jamais facile de dater les sciences anciennes, notamment les sciences venant de l’Inde. C’est notamment dû au climat (qui rendait impossible la conservation des anciens écrits) mais aussi du fait que nous parlons d’une tradition orale qui prédate l’écriture.

Les premières traces d’une médecine traditionnelle sont déjà présentes dans les textes comme Atharvaveda (environ 1000-2000 ans avant J.-C.). Les textes comme Sushruta Samhita et Charaka Samhita sont souvent datés 5-6ème siècle avant J.-C., mais ces textes nous parlent des sources bien plus anciennes, qui sont depuis perdus.

Les deux écoles d’Ayurveda et les textes principaux

Bien que nous pensions très souvent à Ayurveda comme une seule science ; il y a plusieurs lignées au sein d’Ayurveda. Parmi ces lignées, deux sont plus connues.

La première lignée est celle d’Atreya. Cette lignée peut être vue comme l’école de médecine en Ayurveda. Les textes les plus connus de cette lignée sont Charaka Samhita, Bhela Samhita et Harita Samhita.

La deuxième lignée est celle de Dhanavantari et privilégie davantage l’intervention chirurgicale (en comparaison avec la lignée d’Atreya). Le texte le plus connu de cette lignée est Sushruta Samhita.

D’autres textes qui sont souvent utilisés comme référence en la matière sont : Ashtanga Hridayam, Sharangdhar Samhita, Madhav Nidan, Kashyap Samhita, Bhavprakash et Bhaisajya Ratnavali.

Susruta Samhita

Que signifie la bonne santé en Ayurveda ?

Lorsque nous pensons à la médecine, nous pensons avant tout aux soins et aux remèdes. Ce n’est pas le cas d’Ayurveda.

Ayurveda définit la bonne santé comme étant le bien-être physique, mental, social et spirituel. Pour cela, l’Ayurveda parle non seulement de comment soigner, mais aussi – et surtout – comment prévenir les maladies. D’ailleurs la prévention est considérée comme bien plus importante que soigner.

Le rôle principal de l’Ayurveda est de permettre à chaque individu d’être en bonne santé pour qu’il puisse réussir les 4 objectifs de vie. C’est-à-dire, qu’il puisse avancer dans sa vie sur le plan matériel, désir, social et spirituel. Pour cela, l’Ayurveda privilégie une approche holistique à la santé qui touche chaque aspect de nos vies, que ce soit notre nutrition, notre hygiène de vie, notre travail ou encore notre rapport avec la société et la nature.

L’Ayurveda considère que c’est uniquement quand il y a l’harmonie entre l’être, son environnement, et la nature, que la bonne santé est possible.

Les principes clés d’Ayurveda

L’Ayurveda est intimement lié à Shad Darshana (les six écoles orthodoxes de la philosophie indienne). D’autres écoles de philosophie comme Bouddhisme, Jainisme et Carvaka, ont fortement influencé Ayurveda au fil des siècles. D’ailleurs, traditionnellement, l’étude et l’intégration de ces écoles de philosophie étaient essentielles à l’étude de l’Ayurveda.

Tout comme est le cas de Samkhya (la philosophie d’évolution et de manifestation du cosmos) et Yoga, Ayurveda nous parle des trois gunas (trois forces/qualités du cosmos) et des 5 Mahabhutas (les 5 éléments primordiaux) qui sont derrière chaque chose qui existe dans le cosmos.

De même, le mental et le cerveau sont vus comme deux entités distinctes en Ayurveda. Un dernier point important à tenir en compte, c’est le lien microcosme-macrocosme. Comme beaucoup de philosophie indienne, l’Ayurveda aussi considère que le microcosme de notre corps n’est qu’une représentation du macrocosme. C’est-à-dire que les mêmes processus qui ont donné naissance au cosmos se reproduisent également au sein de l’individu.

Les Trois Gunas

La manifestation et l’évolution du cosmos (et de chaque être) n’est rien d’autre qu’un enjeu entre les trois forces primordiales du cosmos : les trois qualités de la nature primordiale.

Ces trois forces sont : Sattva Guna, Tamas Guna et Rajas Guna.

Sattva c’est le principe de la création et de l’harmonie. Tamas Guna est le principe de l’inertie : c’est cette force qui nous permet d’avoir une forme (comme notre corps). Cependant, ce principe amène également l’ignorance et l’obscurité. Rajas Guna est le principe du mouvement généré par l’interaction entre Sattva et Tamas.

Tout ce qui existe dans le cosmos possède ces trois qualités. C’est également le cas de notre mental. Lorsque Sattva Guna prédomine dans le mental, on appelle cela « Sattvic ». Dans cet état, on sent une profonde paix à l’intérieur de nous. On possède une grande clarté d’esprit et on ne ressent besoin d’aucune motivation externe pour faire ce que l’on doit faire.

Quand Tamas Guna est prédominant, notre mental rentre dans un état de sommeil. C’est un état qui est normal lorsque nous dormons. Cependant, quand Tamas Guna reste prédominant au-delà de la durée du sommeil, cela génère les peurs, l’ignorance, l’obscurité dans le mental. Les addictions, la paresse, les peurs comme la peur affective, la déprime et la dépression, les anxiétés, etc. sont des signes d’une forte prédominance de Tamas Guna dans le mental.

La prédominance de Rajas Guna amène l’agitation et l’excitation. Durant ces moments, il y a des turbulences dans notre mental et on a du mal à restreindre les pensées. Cela génère des problèmes comme l’hyperactivité et l’hyperémotivité. On devient également susceptible aux effets néfastes du stress.

Il y a un fort lien entre Tamas Guna et Rajas Guna. L’un entraîne souvent l’autre. Par exemple, un esprit qui passe trop de temps dans Tamas Guna va rapidement passer à Rajas Guna, au moins pour une courte durée. De même, plus le mental passe du temps dans Rajas Guna, plus il devient susceptible à rentrer en Tamas.

A noter : Lorsque nous parlons du mental (et donc des problèmes psychologiques en Ayurveda), nous ne parlons pas des doshas du corps. Nous parlons des Guna du mental. Bien entendu, l’aggravation de Tamas et Rajas Guna vont également impacter les doshas du corps. Mais ce n’est qu’un symptôme et pas la cause du problème.

Ayurveda (tout comme Yoga) nous enseigne l’importance de la prédominance de Sattva Guna dans l’esprit, qui est vu comme un des piliers les plus importants de la bonne santé.

Les 5 Mahabhutas (les éléments primordiaux)

Tout ce qui est manifeste dans le cosmos est composé de 5 Mahabhutas, les 5 éléments primordiaux. Ces 5 éléments sont : Akasha (l’éther), Vayu (l’air), Tejas (le feu), Apas (l’eau) et Prithvi (la terre).

Souvent, lorsque nous pensons aux éléments primordiaux, nous avons tendance à penser aux éléments bruts que l’on peut apercevoir. Cependant, lorsque nous parlons de l’eau en tant que Mahabhuta, nous ne parlons pas du tout de l’eau que nous buvons. Nous parlons à l’échelle atomique. Etonné ?

Les premiers textes hindous qui parlent d’atomisme datent d’au moins 8ème siècle avant J.-C., où ils les décrivaient comme « des particules trop minuscules pour être vues qui se réunissent pour créer les substances et les objets d’expérience ». Les théories atomistes étaient également considérées au sein des écoles de philosophie comme Vaiseshika et Nyaya ainsi que Carvaka.

Les 5 éléments, les 5 mahabhutas peuvent être vus comme les particules qui construisent un atome.  

Chaque cellule de notre corps, chaque neurone, chaque muscle, chaque os est composé de ces 5 éléments. Chaque élément possède ses propres qualités. Et la quantité dans laquelle ces éléments sont présents dans quelque chose vont déterminer ses qualités finales.

Les 3 Doshas (Les trois fautes ou les trois bioénergies)

Ces 5 éléments se combinent entre eux pour former 3 doshas. Le mot dosha signifie « faute » ou encore « ce qui peut être vicié », ou « ce qui peut être aggravé ». Ces trois doshas s’occupent de tous les systèmes physiologiques de notre corps.

Les trois doshas sont : Vata, Pitta et Kapha.

Vata dosha est le principe du mouvement. Il gère chaque mouvement dans notre corps, que ce soit la respiration, le mouvement des bras, la descente de la nourriture ou encore la circulation du sang et l’évacuation.

Le rôle principal de Pitta dosha est de réguler la température du corps et ses différents feu (agni), assurant ainsi le processus de la digestion et d’assimilation des différentes substances par le corps, que ce soit la nourriture, ou encore les expériences.

Kapha dosha agit comme le béton pour notre corps. Son rôle principal est d’assurer la régénération et la rétention. Par exemple, nos muscles sont essentiellement formés de Kapha dosha. De même, il aide à protéger les organes internes.

Lorsque les trois doshas sont équilibrés (c’est-à-dire chaque dosha fait son travail comme il faut sans aggravation ou viciation), le corps reste en bonne santé. Le déséquilibre (par exemple si vata dosha devient suractif) cause les maladies. Il peut y avoir plusieurs raisons derrière l’aggravation des doshas : l’aggravation de Tamas et/ou Rajas Guna dans le mental, notre nutrition, le climat, ou encore un traumatisme.

A lire : Le temps, la terre et Yoga

Les 7 Dhatus (les 7 tissus du corps)

Ces trois bioénergies se combinent pour générer les tissus dont notre corps a besoin. Ces tissus sont formés dans l’ordre suivant :

  1. Rasa Dhatu – le plasma
  2. Rakta Dhatu – le sang
  3. Mamsa Dhatu – les muscles
  4. Medas Dhatu – le gras
  5. Asthis Dhatu – les os
  6. Majja Dhatu – la moelle spinale
  7. Shukra Dhatu – les tissus reproducteurs

Cet ordre est également tenu durant le processus de digestion. C’est-à-dire, lorsque nous mangeons, tout d’abord c’est notre Rasa Dhatu qui est nourri. Ensuite Rakta dhatu (sang) et ainsi de suite.

Chaque dhatu produit également des updhatu (les sous-tissus) et mala (déchets créés par ce que le corps n’a pas réussi à absorber).

Lorsque nous parlons de l’aggravation des doshas, ces doshas peuvent également s’aggraver dans un dhatu. De même, chaque dhatu possède son propre agni (feu digestif) qui sert à créer le dhatu.

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Agni – Le feu digestif

Si vous êtes déjà allé voir un médecin Ayurvédique, parmi les premières choses qu’il va vérifier c’est l’état de votre feu digestif. Ayurveda place une grande importance à la qualité et à la quantité du feu digestif.

Notre corps possède plusieurs feux digestifs. Avant tout, il y a le feu digestif principal : jatharagni, qui s’occupe de la digestion de la nourriture. Grâce à ce feu, ce que nous mangeons est converti en Ahara Rasa, l’essence de la nourriture. Ensuite, chaque dhatu possède son propre feu digestif et finalement, chaque mahabhuta (élément primordial) a aussi son propre feu digestif.

Le feu digestif sert à dissoudre les divers condiments dans une essence qui peut être assimilée par le corps/dhatu/élément. Si le feu digestif est fort et bien dirigé, cela assure que le corps reçoit presque l’intégralité des nutriments que nous consommons. Cependant, si le feu digestif est faible ou mal dirigé, cela génère beaucoup plus de déchets (mala).

Mala – Les déchets

Tout ce que notre feu digestif n’arrive pas à assimiler doit être évacué. Cela s’appelle Mala. Le processus de la digestion et la formation des dhatus produisent du mala. Par la suite, c’est le rôle de Vata dosha de les évacuer pour assurer que le corps continue de fonctionner de manière optimale. Quand ces déchets ne sont pas évacués, cela génère Ama (toxines).

Ama – Les toxines

Ce que le corps n’arrive pas à évacuer ou à assimiler devient Ama – les toxines. Ama est la plus grande cause des maladies. Quand les doshas aggravés viennent en contact d’Ama, ils deviennent Saama Dosha, qui sont bien plus difficiles à soigner. De même, les dhatus et les mala qui viennent en contact d’Ama génèrent des maladies graves.

De nature collante, Ama est également responsable des blocages dans les tissus, dans nos cellules et nos canaux énergétiques. C’est une des plus grandes causes des immunités et mauvaise nutrition des divers tissus du corps.

Srotas

Ces diverses parties de notre corps : les doshas, les tissus, le Rasa (essence) de la nourriture, doivent également bouger vers diverses parties du corps. Ce mouvement se fait à travers les canaux spécifiques que l’on appelle les Srotas. Notre corps possède différents Srotas, qui ont chacun leur propre fonction.

Il y a deux styles de srotas dans le corps : Bahirmukha (externe) et Antarmukha (interne).

Les bahirmukha srotas sont : 2 dans les narines, 2 dans les oreilles, 2 dans les yeux, 1 dans la bouche et 1 dans l’anus. Chez les hommes, il y a un autre srota : dans le sexe. Chez les femmes, il y en a 4 : dans le sexe, dans l’ouverture du col de l’utérus et 2 dans les tétons.

D’après Charaka Samhita, le corps possède 13 antarmukhi srotas :

  • Pranavaha – les canaux qui transportent l’air
  • Annavaha – les canaux qui transportent la nourriture
  • Udakavaha – les canaux qui transportent l’eau
  • Rasavaha – qui transportent l’essence de la nourriture
  • Raktavaha – qui transportent le sang
  • Mamsava – qui transportent les tissus musculaires
  • Medovaha – qui transportent le gras
  • Asthivaha – qui transportent les tissus osseux
  • Majjavaha – qui transportent la moelle spinale
  • Sukravaha – qui transportent les tissus reproducteurs
  • Mutravaha – qui évacuent l’urine
  • Purishavaha – qui évacuent les selles
  • Swedavaha – qui évacuent la transpiration

Et finalement, il y a Manovaha srota, qui transportent l’énergie vers le mental, et qui sont liés aux problèmes d’ordre psychologique.

Bien que l’on n’en parle pas souvent, la compréhension des srotas est essentielle pour un bon diagnostique, car souvent la viciation des doshas peut être lié à un srota en particulier, tout comme le dosha vicié dans une partie du corps peut être transporté vers une autre (ce qui aggravera la maladie) à travers les srotas.

C’est également la raison pour laquelle Vata Dosha est souvent considéré comme le dosha le plus important. Car si Vata est aggravé, il peut transporter un dosha vicié dans un autre lieu/tissu à travers les srotas.

Trois règles de la bonne santé

Comme vous pouvez le constater, la science d’Ayurveda est bien plus profonde que simplement une question des doshas. Et je n’ai fait que survoler quelques concepts ! Mais toute cette connaissance peut également être résumée dans quelques phrases.

Ayurveda nous enseigne que si on souhaite vivre en bonne santé et avoir une vie productive, il est important de :

  1. Suivre la voie de Sattva Guna – non seulement cela assure que nous n’aurons pas de maladies ou de problèmes d’ordre psychologique, mais surtout nous prendrons automatiquement les bonnes décisions.
  2. Garder Vata dosha équilibré – car c’est ce dosha plus qu’un autre qui peut transporter n’importe quelle autre aggravation dans les endroits bien plus dangereux.
  3. Garder un feu digestif qui est fort et bien dirigé – ce qui assurera que tout ce que nous consommons va nourrir notre corps correctement et ne génèrera pas d’Ama (toxines).

Les trois piliers de la bonne santé

Ces trois règles peuvent être tenues en compte si on se base sur les trois piliers de la bonne santé d’après Ayurveda. Ces trois piliers sont :

  1. Ahara (nourriture) : une nourriture appropriée, basée sur les besoins spécifiques de notre corps. Mais lorsque nous parlons de la nourriture, nous parlons aussi de ce que nous consommons à travers les 5 sens.
  2. Nidra (sommeil) : dormir suffisamment, ni trop ni trop peu, pour assurer que le mental a assez de repos et Vata dosha reste calme.
  3. Brahmacarya (la voie de Sattva) : qui assure que Sattva Guna reste prédominant et Vata dosha reste équilibré. Typiquement, la voie de Yoga est une voie de Brahmacarya, mais bien entendu je ne parle absolument pas de respiration ou pratique posturale. Je parle de Yoga dans son intégralité. (Lisez la définition de Yoga.)

Nutrition en Ayurveda

Peut-être la partie la plus connue d’Ayurveda est son rapport avec la nutrition. Tout comme notre corps possède des doshas, les gunas et les divers feux digestifs ; c’est également le cas de chaque être vivant, que ce soit une plante ou un animal.

Lorsque nous mangeons quelque chose, les qualités de ces condiments vont agir avec notre énergie interne. C’est également le cas de ce que nous consommons par nos sens. De même, les rapports sexuels vont également impacter nos propres énergies.

Une nutrition idéale est celle qui nous permet de suivre les 3 règles que j’ai mentionné plus haut : prédominance de Sattva, apaisement de Vata et garder un feu digestif fort.

Cependant, cette nutrition varie de corps à corps. Ainsi, ce qui est bien pour un corps ne sera pas forcément bien pour un autre.

Si nous parlons uniquement ce que nous mangeons, Ayurveda place également une forte importance sur comment nous mangeons, et dans quel ordre nous le mangeons.

Rtucarya et Dinacarya : les deux clés de la bonne santé

Notre extérieur impacte également notre intérieur. Les doshas de notre corps changent selon le moment de la journée ou encore la saison. Pareillement, le lieu et le temps impactent aussi les mouvements énergétiques dans notre corps, et les diverses énergies présentent dans les plantes et les animaux.

Rtucarya (suivre les saisons) nous enseigne comment adapter notre nourriture et notre hygiène de vie en fonction des changements saisonniers. Dinacarya (suivre la journée) nous aide à établir une routine en fonction des changements énergétiques lors d’une journée.

Épilogue

J’espère que cet article vous aura aidé à capter quelques principes clés d’Ayurveda. Au fur et à mesure, je vais ajouter d’autres concepts clés lié à Ayurveda dans cet article. Également, j’ajouterai les liens vers des articles qui élaborent les divers concepts énumérés dans cet article. N’hésitez pas à mettre cet article dans vos favoris et y revenir régulièrement !

8 réflexions sur “Ayurveda : les principes clés”

  1. Laurence-Jeanne

    Merci pour la gazette du lundi c’est toujours un plaisir de la découvrir/parcourir🌻 je vous souhaite une belle journée d’Ardèche où je vous suis de loin.

  2. Magali QUÉNET

    Merci infiniment pour ce partage. J’ai découvert l’Ayurveda au Sri Lanka en 2017 et depuis il fait partie de ma vie… J’ai commencé d’ailleurs une formation dans le lieu où j’ai séjourné et où j’ai été soignée, où j’ai vécu une forme d’éveil… Je retrouve dans votre article ce que les médecins ayurvédiques m’ont enseigné et ça me touche profondément. Cette science est si juste… une évidence pour moi… Je suis très impatiente de lire la suite !!! Grâce à vous, mon éveil se poursuit…🙏🌿🌳🌾🌸

    1. Euh, le mot anglais est cervix : mais peut être je l’ai pas bien traduit ? L’ouverture du sexe/matrice. je vais chercher une meilleure traduction et corriger l’article

      Col d’utérus – tous mes excuses. L’article corrigé.

      Et un très grand merci Audrey 🙂

  3. Gustavo Woltmann

    Encore un excellent article, très instructif comme d’habitude, merci Pankaj pour tous ces partages et pour votre générosité

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